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Nom du blog :
tirehote
Description du blog :
Histoire d'une famille Angevine, sa généalogie depuis 1630, son patronyme et ses photos.
Catégorie :
Blog Famille
Date de création :
27.02.2007
Dernière mise à jour :
09.03.2008
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ANGRIE : Les Barbaires

Posté le 09.03.2008 par tirehote
Vue d'une dépendance de la ferme où naquit Jeanne MOREAU.

Notre aïeule Jeanne MOREAU, fille de Jacques MOREAU et de Jeanne FREULON, est née le 8 Octobre 1865 aux Barbaires sur la commune d'Angrie.

Elle se marie dans ce même village, le 29 Avril 1890 avec notre arrière grand-père, Edouard TIREHOTE. Elle est âgée de 24 ans, Edouard est de 13 ans son aîné.

Il semblerait que Jeanne avait déjà quitté Angrie avant son mariage pour travailler en tant que "bonne" à la ferme des Robinières à St Jean-de-linières, ceci afin de seconder Edouard, devenu veuf en 1887, et d'élever ses 4 jeunes garçons.

A son mariage, elle est pourtant toujours domiciliée à Angrie, à "La Barbère", et est cultivatrice.

D'après les enfants et petits-enfants de Jeanne, c'était une femme ayant du caractère qui "menait la barque", nous serions donc plutôt issus d'une famille matriarcale.


Aucune recherche généalogique la concernant n'a encore été effectuée à ce jour, si ce n'est la possession des actes de naissance et de mariage.
A sa naissance, Jacques, son père âgé de 31 ans est métayer à "La Barbaire", sa mère est âgée de 25 ans.
Lors de son mariage, ses parents sont cultivateurs et domiciliés à "La Barbère".

A son mariage, sont également présents Jacques MOREAU, 28 ans et Louis MOREAU, 26 ans, ses frères.


Pour connaître un peu plus le village d'Angrie, rendez-vous dans la rubrique mes sites préférés. Le village d'Angrie est bien connu pour sa fête des moissons.




--

La vie de famille

Posté le 11.12.2007 par tirehote
"La famille ancienne n'a rien à voir avec notre famille moderne".

"La réalité de la famille d'Ancien Régime est bien différente de ce que nous connaissons aujourd'hui. Les conditions de vie, les épidémies, les disettes, parfois les guerres expliquent, non seulement les nombreux décès à la naissance et pendant l'enfance (1 enfant sur 2 n'atteint pas l'âge de 20 ans), mais aussi, la moyenne d'âge des adultes décédés, qui ne dépasse pas la cinquantaine au début du 18ème siècle".*

Des années 1670 à 1810 environ, dans la famille Tirehote, on constate de nombreux décès de jeunes enfants, autour de la naissance, mais aussi dans les premières années de la vie. Ce constat s'efface ensuite pour réapparaître à la fin du 19ème siècle, début du 20ème siècle dans la descendance d'Edouard.

En effet, sur les 19 naissances - 6 du 1er mariage et 13 du 2ème mariage - 9 enfants décèderont dont 5 autour de la naissance et 4 avant l'âge de 20 ans.

Nous savons que Jeanne, 16 ans, est décédée de la tuberculose en 1908. Pour Edouard, âgé de 10 ans en 1889, Jean 19 ans en 1899 et Maurice 11 ans en 1902, nous ne connaissons pas la raison de leur mort. Marie, née en 1895 ne s'en souvenait pas.

Il semblerait que la tuberculose ait touché plusieurs enfants.

Les conditions de vie de la famille semblaient difficiles, famille nombreuse vivant dans une fermette, une habitation réduite, les enfants ont dû travailler très jeunes dès l'âge de 7 - 8 ans.

Nos grands-parents sont pourtant devenus des adultes solides, robustes, et ont vécu pour la plupart jusqu'à 90 ans et plus.

D'ailleurs, parmi les générations précédentes, contrairement à ce qui est dit plus haut, nos ancêtres ont vécu assez âgés, 86 ans, 67 ans, 74 ans... pour les femmes, il n'en était malheureusement pas de même, certaines de nos aïeules sont décédées vers l'âge de 40 ans. Dans la généalogie de la famille TIREHOTE, le décès des femmes jeunes est souvent lié à une naissance.



Au moins 3 de nos ancêtres directs, dont Edouard, se sont mariés plusieurs fois.

"Quand l'épouse vient à mourir, il faut la remplacer très rapidement, surtout dans les milieux modestes, pour les soins aux enfants du premier couple évidemment, aussi pour la part que prend la femme dans le travail de la closerie ou de la métairie.

Dans le premier quart du 18ème siècle, sur 100 mariages, 31,16 % concernent un veuf, 20,12 % une veuve.

Il arrive que la dernière épouse en date ne soit la mère d'aucun des enfants vivant au foyer,(c'est le cas pour Marie Gauthier, 3ème épouse de Jacques en 1744), ayant elle-même perdu ses propres enfants. La part de l'affectivité est mince. La famille est d'abord une unité de production, de reproduction et de survie au profit de la communauté, désignée par le terme "feu".

Nous sommes loin de l'image d'une famille rurale forte, nombreuse, patriarcale (voire matriarcale), celle qui correspond en fait à la fin du 19ème siècle."*

"Nous sommes loin surtout de notre actuelle famille nucléaire cimentée par l'affectivité, où l'enfant non seulement survit mais reste à la maison longtemps".*

* Extrait du livre Avrillé au fil du temps.

Le Baptême

Posté le 24.11.2007 par tirehote
En 1922, Louis, dans sa robe de baptême. Il est porté par sa grand-mère, Jeanne MOREAU.

Définition du baptême : "Sacrement marquant l'entrée dans la vie chrétienne".

"Au cours de cette cérémonie, l'enfant reçoit ses prénoms. Les registres paroissiaux (de 1539 à 1792) enregistraient les baptêmes, non les naissances".*

"Généralement, le nouveau-né était baptisé juste après la naissance : le soir même ou le lendemain matin. Dans l'acte, le curé ne mentionne donc parfois que la date du baptême, qui correspond à peu près à celle de la naissance".*

Dans les registres paroissiaux, "une date d'ondoiement peut également être indiquée au cas où l'enfant serait né "en péril de mort". Il a alors été ondoyé avec de l'huile sainte par la sage-femme afin de lui éviter d'errer éternellement dans les limbes où allaient les âmes des petits enfants morts sans baptême".*

"En avril 1667, l'ordonnance de Saint-Germain-en-Laye, ou Code Louis, impose la tenue des registres en double exemplaire, habitude déjà prise par plusieurs curés qui voulaient conserver une copie de leurs registres avant de la confier au greffe".*

"Cotés et paraphés, ces deux registres étaient tenus aux frais de la fabrique. Au Moyen Age et sous l'Ancien Régime, la fabrique était un groupe de clercs ou de laïcs qui administraient les biens d'une église".*


Au passage, je vous rappelle que notre ancêtre Jean TIREHOTTE, né vers 1630, était procureur de fabrique dans la paroisse des Essarts.
Ce terme de "procureur" apparaît dans certains actes comme parfois "boistier". Pour son fils Jacques, il sera plutôt fait mention de "sacristain".

Dans les années 1690, les actes concernant la famille TIREHOTTE étaient particulièrement détaillés, et ceci, je pense, en raison du rôle de ses membres au sein de la paroisse.

Voici un acte de baptême de 1695, concernant Jacquine et sa soeur jumelle (dite une autre fille) :

- autre fille, enfant en péril de mort, fut baptisée. Demoiselle Claude Havy, femme de feu honorable (....), étant présente à l'accouchement de la sus-dite GAINEAU la closière, lequel baptême nous avons prouvé être fait dans les formes au rapport de la dite Demoiselle Havy, du père de l'enfant, de Françoise (...) qui y estaient présents et là dit enfant n'a point vécu. Les cérémonies de baptême (...) qu'il mourut devant nous à la porte de l'église pendant que nous baptisions sa soeur et le lendemain a été enterrée par nous même, en présence de Jacques TIREHOTTE, son oncle et Joseph Payot.....

Cet acte est transcrit tel qu'il est écrit dans le registre, quelques mots n'ont pas été décodés.

Les jumelles étaient les filles de nos ancêtres Jacques TIREHOTTE et de Michèle GAINNEAU.

Curieusement, était présent au baptême, un autre Jacques Tirehotte, oncle de l'enfant. Les 2 frères portaient donc le même prénom.

Ainsi, il y avait Jacques, "l'aisné", et Jacques, le jeune. Jacques, le sacristain et Jacques, le closier. Ce dernier étant notre ancêtre.

D'après des écrits, il s'avère en effet possible que le père puisse transmettre plusieurs fois le même prénom suite à un remariage.

Aujourd'hui, nos recherches généalogiques ne permettent pas de certifier si Jean, le père des 2 Jacques, s'est marié 2 fois.



* Extrait du Larousse de la Généalogie

Les prénoms

Posté le 24.11.2007 par tirehote
Les prénoms les plus répandus du XIXème siècle. Tableau paru dans le Larousse de la Généalogie.


En regardant la généalogie de la famille TIREHOTE, on constate que les prénoms sont classiques, comme dans la grande majorité des cas, ils ne présentent pas d'originalité particulière.

Ce sont les prénoms simples, d'une société traditionnelle fortement marquée par le catholicisme. Marie, Jean, Jacques, Pierre, Joseph, François, Louis... reviennent le plus souvent.
A noter malgré tout, la présence de Perrine, Jacquine, Appoline, Nicolas et Edouard, porteurs d'une relative fantaisie. "Il y a, de temps en temps, un espace pour un modeste phénomène de mode".


"Sous l'Ancien Régime, l'attribution du prénom ne se faisait ni au hasard, ni en fonction des modes, ni même selon un véritable choix des parents. Son emploi était tellement codifié que cinq ou six prénoms masculins et autant de prénoms féminins se partageaient souvent les deux tiers de la population d'un même village".*

LE PRENOM SYMBOLE DE CONTINUITE

"Donner un prénom à l'enfant, c'était en même temps l'intégrer à une communauté familiale. Il n'allait pas seulement en porter le patronyme, il allait aussi en porter l'un des prénoms. Chaque génération transmettait ainsi ses propres prénoms à la suivante".*


LE PRENOM SYMBOLE DE PROTECTION

"Lorsque les prénoms des parents et grands-parents ont déjà été attribués à des frères et soeurs, les parents donnent ceux d'un parrain ou d'une marraine honorablement connus, celui du saint du jour ou encore du saint de la paroisse. Dans chaque cas, une façon de se placer sous leur protection".*


L'APPARITION DU DEUXIEME PRENOM

"Le choix, par les parents d'un deuxième prénom ou d'un troisième prénom, se développe vraiment à partir de 1840 et multiplie le stock de prénoms disponibles. Attribuer au nouveau-né un double ou triple prénom permet aux parents d'exprimer leurs goùts ou leur créativité tout en respectant les règles traditionnelles. Le père peut par exemple donner son propre prénom à son fils aîné, lui ajouter celui du grand-père mais y adjoindre aussi un prénom de fantaisie ou de roman".*


"Le XXème siècle, c'est le siècle de l'apparition des modes et de la singularité".*


Chez la famille TIREHOTE, restée traditionnelle, le prénom est transmis ainsi de génération en génération, jusqu'en 1930.

Après 7 générations de JEAN et de JACQUES, ce sont nos ancêtres Jean TIRHOT et Anne POIRIER qui font intervenir un changement dans "la cascade" des prénoms en appelant leur 1er fils : Edouard. (1852)

Edouard, quant à lui, reprendra la règle en nommant son 1er fils, Edouard, le second Jean et après le décès de ce 1er fils, un autre garçon sera prénommé Edouard.

Il semble qu'une fois leurs prénoms donnés, ainsi que ceux des parrains, Edouard TIREHOTE et Jeanne se sont laissés entraîner aux effets de mode ou à leur imagination... pour les enfants suivants.

Parmi ces enfants, seuls les fils transmettront leur prénom. Nous aurons ainsi 2 générations d'Edouard, Louis, Georges, Alexandre et Paul.


* Extrait du Larousse de Généalogie

le mariage chez les "Tirehote"

Posté le 13.11.2007 par tirehote
Mariage d'Edouard, fils, le 5 avril 1921.

L'article ci-dessous, les mariages "autrefois", se vérifie bien dans la généalogie de la famille TIREHOTE, et des familles rattachées.

Dans les statistiques, le mois de novembre est le mois où l'on se marie le plus.

Le jour du mariage a eu lieu surtout le mardi, (même jusque dans les années 60).

Edouard et Jeanne Moreau se sont mariés ce jour ainsi que leurs enfants Marie, Edouard, Geneviève, Louis, Paul et Emile.

Alexandre s'est marié un lundi, seuls Joseph et Georges dérogent à la règle, ils se sont mariés un samedi...

(article à poursuivre).

Les mariages "autrefois"

Posté le 11.11.2007 par tirehote
"temps clos" dévotion mariale et travaux agricoles laissent assez peu de temps pour s'épouser".

"Du 16ème au 20ème siècle, dans la société traditionnelle française, on ne se marie pas pendant les "temps clos", Carême et Avent, périodes rigoureusement frappées par l'interdiction religieuse, et l'on n'a pas le temps de se marier pendant le coup de feu des gros travaux agricoles, moissons et vendanges".

"Les courbes de répartition des mariages selon les mois de l'année montrent bien ces creux et ces pics, presque disparus aujourd'hui".

"On observe aussi que le mois de mai, mois de Marie, est un mois d'assez faible nuptialité. La dévotion mystique à la sainte Vierge freine la célébration des mariages. A cette ferveur religieuse se mêlent les superstitions, fortement ancrées dans les mentalités populaires, qui veulent qu'un mariage contracté en mai soit voué à l'échec et à la stérilité".

"Aux 17ème , 18ème et, dans une certaine mesure au 19ème siècle, on se marie le lundi ou de préférence le mardi. Il n'est pas pensable de célébrer des noces le jour du Seigneur, encore moins le vendredi, jour de la mort du Christ. Ce n'est qu'au début du 20ème siècle que s'amorce une nouvelle pratique, celle du mariage en fin de semaine".

"On se marie généralement tard, à près de 29 ans pour les hommes et près de 27 ans pour les femmes à la fin du 18ème siècle, et l'autorisation des parents est nécessaire. Mais, souvent quand le mariage a lieu, aucun des ascendants n'est encore en vie".*


* Extrait du livre Avrillé, "Au fil du temps"

Mariage d'Emile et de Renée

Posté le 10.11.2007 par tirehote
Mariage d'Emile et de Renée Méline, le 5 Juillet 1932 à La Meignanne.

De 1925 à 1932, la famille TIREHOTE s'est bien agrandie.

Parmi les jeunes enfants, de gauche à droite :

- au 1er rang : Paul (fils de Paul), Marie (fille de Georges), Maurice (fils de Louis), Joseph et Raymonde (enfants de Marie).

-au 2ème rang : Louis (fils de Louis), Georges (fils de Georges).

à droite de la mariée, 2ème enfant : Alexandre (fils d'Alexandre) et sa soeur Madeleine, juste derrière lui.

Derrière la mariée se situe Louis Meuret (l'aîné des petits-enfants d'Edouard Tirehote et de Jeanne Moreau), il est âgé de 13 ans.

Ne sont pas présents : - la famille TIRHOTE Joseph, père de 2 enfants : Marie-Louise et Madeleine.

- la famille Roinard (Geneviève), mère de 2 enfants : Raymonde et Camille.

- et la famille d'Edouard (décédé en 1924), père de 2 enfants : Edouard et Eulalie (surnommée Jeannette).

Les enfants en bas-âge ne sont pas présents sur les photos de mariage, pour cette génération les naisssances se sont étalées de 1910 à 1943. A la liste des jeunes enfants, il faudra donc ajouter les nourrissons et bébés à naître : Lucien, Bernard, Marcel, Gilbert, Solange, Claude, Gisèle, Reine, Jeannine, Denise et Jean-Claude.

Les premiers enfants de la génération suivante verront le jour en 1933 et 1934, Francis et Marie-Louise, enfants de Marie-Louise. La dernière naissance sera celle de la fille à Jean-Claude en 1977.

On constate que les prénoms ne sont pas très variés, surtout pour les aînés, la famille TIREHOTE semble être restée très traditionaliste dans les années 30. (voir : les prénoms, dans la rubrique : Vie de nos ancêtres).

Mariage d'Alexandre et d'Augustine

Posté le 10.11.2007 par tirehote
Mariage d'Alexandre et d'Augustine Jubeau, le 23 Novembre 1925 à Beaucouzé.

Sur cette photo, ne sont pas présents : Joseph, Clément, Geneviève, Louis et Georges.

Au 1er rang, à partir de la gauche, nous reconnaissons, le jeune Louis Meuret (6 ans), sa maman Marie Tirehote, et son papa Louis Meuret, puis sa grand-mère Jeanne Moreau qui décèdera 4 mois plus tard, le 3 mars 1926.

Au second rang, toujours en partant de la gauche, Emile, sa belle-soeur Marie Chevallier (épouse de Paul).

Paul est placé au rang suivant, juste derrière le marié.

A droite de la mariée se situe la famille Jubeau, les 4 frères d'Augustine dont Auguste, son frère jumeau, à ses côtés.

Paul et Marie

Posté le 16.10.2007 par tirehote

Paul et Marie Chevalier, le 4 Janvier 1927. à St Lambert-la-Potherie.

Geneviève et René, en studio

Posté le 16.10.2007 par tirehote

Photo prise vers 1920.
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